Réalisateur : J.J Abrams
Durée : 01h50
Avec : Kyle Chandler, Joel Courtney, Elle Fanning…
Genre : Science fiction, action, fantastique
Date de sortie : 03 Août 2011

Synopsis : Été 1979, une petite ville de l’Ohio. Alors qu’ils tournent un film en super 8, un groupe d’adolescents est témoin d’une spectaculaire catastrophe ferroviaire. Ils ne tardent pas à comprendre qu’il ne s’agit pas d’un accident. Peu après, des disparitions étonnantes et des événements inexplicables se produisent en ville, et la police tente de découvrir la vérité… Une vérité qu’aucun d’entre eux n’aurait pu imaginer.

Mon avis: 17/20
(vu le: 7/08/2011 – à 10h45)

Troisième long-métrage du réalisateur, troisième long-métrage du réalisateur auquel j’assiste, et oui !

Difficile pour moi de commencer cette critique tant il a de choses à dire à redire… J.J Abrams c’est pour moi l’un de mes chouchous du moment, en plus de m’avoir fasciné avec Lost, le cinéaste a parfaitement réussie sa reconversion sur grand écran en commençant très fort avec son Mission Impossible 3 qui m’avait mis d’accord dès le début, le pas était franchis sans le moindre doute. S’en est suivi le passionnant Star Trek, aussi bien prenant visuellement que scénaristiquement.

Aujourd’hui, le monsieur à lunettes nous sort son tant attendu Super 8 2 mois après les États-Unis (…) avec un mystère maintenu jusqu’au bout sur ce qui est donc cette mystérieuse créature visiblement très agressive à l’intérieur du train. Enfin à l’intérieur du train dans la bande-annonce en tout cas, parce que dans le film on ne sait pas trop d’où elle vient, ni même ce qu’elle est, ce qui ne seras pas développé d’ailleurs maintenant un mythe à la Cloverfield pour laisser l’imaginaire créer sa propre version. Pour ma part, j’imagine une expérience scientifique ayant plus ou moins mal tournée. Pourquoi ? D’abord la radioactivité du sujet qui semblent permettre à l’armée de le suivre. Ensuite, lors de la scène finale quand le héros parvient à raisonner la fureur de la bête en lui parlant… J’en conclus donc -peut-être hâtivement…- que celui-ci à compris ce qu’il disait. D’ailleurs en parlant d’enfant…

Axé sur ce groupe d’amis propulsé malgré lui au coeur de ce fameux événement mystérieux, J J Abrams réussi la performance de récréer cette sorte de mélange entre E.T et Les Goonies qui ont tout deux bercé mon enfance avec la même energie, les mêmes sentiments que me procurait ses classiques ancêtres. Chacun des personnages a su me toucher, réveiller le côté resté enfant de mon cerveau déjà presque vieux. Il en même difficile de sortir un favoris du lot, peut-être le quatuor Joe, Alice, Charles, et Carey l’apprenti artificier si attachant tant je m’y retrouve en lui. L’histoire d’amour entre Joe et Alice est elle aussi particulièrement prenante, on ne tombe dans la vaseux que je redoute tant. Celle-ci se déroule durant les 2h de film sans jamais tomber dans le vaseux, le larmoyant bas de gamme évitant même le happy end avec les langues qui tournent et les gens qui applaudissent autour ! Mais j’en dévoile déjà trop là ! Parlons plutôt de l’histoire.

Le scénario regorge de surprise auxquelles les réponses arrivent petit à petit permettant d’imbriquer un bloc dans l’autre pour donner cet ensemble qui se boucle dans une cohérence parfaite. Brillante écriture du maitre Abrams qui a su imposer sa patte comme une empreinte identifiable au milieu de toutes. Malgré tout, le fait de ne rien dire de la créature, on accroche ou on accroche pas. Cela reste un peu agaçant de finir comme ça, sur une machine apparue on ne sait comment à l’aide d’un grand champ magnétique attirant tout ce qui est métallique… On y retrouve bien là bien l’effet Lost voir même la récidive, plus modeste, M:I 3 (et donc, la patte de lapin ?)

Point de vue réalisation, J J Abrams a calmé sa tremblote qu’on aurait pu reprocher dans ses deux précédents long-métrages. Peut-être a t’il voulu coller au style années 80 tout en y apportant sa propre vision. On y retrouve bien évidemment les énormes halos de lumière à l’image -cette fois moins présent que dans Star Trek- provoqué par l’anamorphique qu’aime également beaucoup Michael Bay.

Le côté hommage aux classiques de Super 8 ne s’arrête d’ailleurs pas ici. Difficile serait de ne pas voir Jurassic Park dans les scènes d’angoisse nocturne et sur bien d’autres séquences visant directement Steven Spielberg et sa filmographie quasi parfaite duquel Abrams semble éprouver une passion sans vergogne ! Il ne manquait que l’hommage à son indécollable John Williams, lui aussi ancré profondément dans le coeur des cinéphiles. J’en cause dans le prochain paragraphe.

Logiquement, comme Spielberg et Williams, Michael Giacchino est de cette nouvelle aventure apportant son style lui-aussi unique. Malheureusement, je regrette l’absence de thèmes suffisamment prenants (quand ils ne sont pas mémorables…) comme le faisait Williams. La musique fait son boulot honorablement mais ne marque pas, à quelques exceptions près comme le final par exemple qui m’auras hérissé les poils (ça change des sursauts omni-présents d’ailleurs… Bien dosés heureusement)

Je dirai pour conclure que Super 8 est un gros, un grand, un prenant, un passionnant film peut-être un peu long à quelques rares moments mais tellement passionnant et s’adressant aussi bien au cinéphile qui y retrouveras toutes les références avec lesquelles il a grandit aussi bien qu’au lambda qui passeras un grand moment parsemé de frisson de toutes la palette de sentiments que peux provoquer le cinéma que j’idolâtre tant. Inutile donc de dire que J J Abrams signe ici une troisième bombe dont il a le secret et qui marqueras pour quelques temps les esprits, en tout cas le miens ne s’en est toujours pas remis !

Et vous ? Qu’en avez-vous pensé ?